Argumentaires

Sondages : souriez vous êtes manipulés !

Rédigé le 20 mars 2012, 0 commentaire(s)

Les sondages sont devenus un instrument incontournable des stratégies électorales des partis. Véritable objet paradoxal, l'écart est important entre ce que devrait être un sondage et ce qu'il est dans les faits : il devrait être une photographie objective de l'état de l'opinion publique à un instant T, il prescrit en réalité et oriente les intentions de vote ; il devrait être un moyen de vérifier l'audience d'une proposition politique, il sert dans les faits à tester l'impact d'une proposition qu'on adaptera aux résultats du sondage pour qu'elle soit conforme aux attentes présumées du citoyen-client ; il devrait donner une plus grande visibilité à la volonté générale, il installe au contraire le règne de l'immédiateté dans le jugement, le règne des expressions d'humeur et des délibérations de court-terme. Les premiers clients et diffuseurs de cette déviance dans la démocratie : les grands partis institutionnels acquis au marketing politique.

Réponse à l'idée reçue : "Les gens sont payés en fonction de leur mérite !"

Rédigé le 20 mars 2012, 2 commentaire(s)

Depuis 30 ans, les inégalités de salaire n’ont fait qu’augmenter. La France se rapproche de plus en plus du modèle américain : Jack Welch, ex-patron de Général Eléctric a touché en 2000 l’équivalent du salaire de 21 578 smicards. Le salaire des PDG français a progressée entre 1997 et 2002 de 48,1 %. Noël Forgeat a quitté récemment EADS avec « parachute » de 8,5 millions d’euros ; en 2001 J.-M. Messier était parti avec 20 millions de francs seulement...), etc. Les salaires des individus dépendent-ils des mérites respectifs de chacun : l’efficacité, la pénibilité, le risque, la responsabilité, ou encore le talent ? Qu’en est-il au juste du rapport entre la valeur du travail effectué et sa rémunération ?

Réponse à l'idée reçue : "Le capitalisme, c'est pas parfait, mais c'est le seul système qui marche !"

Rédigé le 20 mars 2012, 1 commentaire(s)

Bien que tout le monde puisse en constater les imperfections, le capitalisme est très souvent présenté comme la forme la plus naturelle d’organisation de la société. A droite bien sûr. Mais également maintenant, dans les programmes officiels de la social-démocratie. Le capitalisme n’est plus considéré comme un objet de débat politique, mais comme un a priori de tout positionnement politique possible : « Oui, nous pensons que l’économie de marché constitue le moyen de production et d’échange le plus efficace. Non, nous ne croyons plus à une rupture avec le capitalisme. »1 Et pourtant, nos sociétés ne sont pas soumises au capitalisme comme les pierres sont soumises à la gravité. Le capitalisme n’est pas une loi de la nature, mais une modalité particulière et contingente de l’action humaine. Tenir le capitalisme pour le seul système qui marche n’est-il donc pas au mieux de la paresse intellectuelle ou au pire une justification idéologique ?

Réponse à l'idée reçue : "Si on taxe les riches, économiquement, on se tire une balle dans le pied !"

Rédigé le 20 mars 2012, 0 commentaire(s)

Au cours de ces 15 dernières années, les inégalités de revenus dans le monde et en France se sont fortement accrues. Au niveau mondial, en un an on compte 215 nouveaux milliardaires venant grossir le contingent des 793 déjà existants. En France le revenu des PDG du CAC 40 a explosé. Le salaire des 0,1 % les plus riches a augmenté en 10 ans de 28% quand le nombre de pauvres s'accroit1. Dans le même temps, les politiques d'exonérations fiscales s'intensifient, participant ainsi au creusement du déficit public (qui justifie en retour les économies en « dépenses sociales ») : les économistes estiment environ à 100 milliards d'euros par an les dépenses fiscales de l'Etat au profit des catégories les plus aisées2. Cette contre révolution fiscale a -t-elle un sens et une justification ? Comment les gouvernements et les économistes libéraux la justifient-ils ? Et que valent leurs arguments ? S'agit-il d'une nécessité dans un contexte de mondialisation, d'un intérêt collectif indirect ou bien d'une politique de classe ?

Réponse à l'idée reçue : « Les petits patrons sont déjà mal en point. Avec le Front de Gauche, ils vont encore devoir passer à la caisse »

Rédigé le 20 mars 2012, 6 commentaire(s)

Dans un contexte de crise économique généralisée où nombre de petites entreprises ne disposent pas des ressources suffisantes pour survivre aux fortes fluctuations du marché, où la demande est contractée par les politiques d'austérité, où beaucoup d'entre elles sont déjà forcées de se vendre à vil prix aux grandes entreprises comme main-d'œuvre de sous-traitance, l'arrivée du Front de Gauche au pouvoir ne représente-t-elle pas une mauvaise nouvelle pour les petits patrons, à qui ce dernier imposera le relèvement du SMIC à 1700 euros bruts ? Ne sont-ce pas les PME qui vont supporter l'essentiel du poids de la politique de relance proposée par le Front de Gauche ?

page 1 sur 4suivante»

page 1 sur 4suivante»

Stockage thématique des argumentaires de la campagne

Nous reprenons ici les argumentaires hebdomadaire issus du site "Place au peuple", le site officiel de la campagne de Jean-Luc Mélenchon.
Pour aller directement les voir sur placeaupeuple2012 , c'est ici !

Mais nous reprenons aussi de bons argumentaires qu'on peut trouver ailleurs sur le net.
N'hésitez pas à nous en faire suivre ou signaler à l'adresse suivante : largumentoire@yahoo.fr


Mots clés